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Ce blog est celui du comité anticapitaliste de Romainville. Son but est d'informer, de contribuer à la réflexion et à l'action pour comprendre la nature du capitalisme pour mieux le combattre. Nous intervennons localement sur Romainville en dénonçant les travers de la Municipalité soit-disante de Gauche.

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Non à la fermeture du site de Sanofi-Aventis de Romainville

>ROMAINVILLE, 10 avr 2010 - Déclaration commune du PCF, du PG et du NPA

 

SANOFI ROMAINVILLE EN DANGER :

 

Sanofi-Aventis vient d'annoncer un nouveau plan de restructuration des ses activités en France, comprenant notamment la fermeture du site de production de Romainville à la fin 2013.

 

En tête des entreprises du CAC 40 en 2009 avec 8,4 milliards d'euros de bénéfices, la société invoque une restructuration de ses activités, pour les réorienter "vers les biotechnologies et la production de vaccins".

En réalité, Sanofi-Aventis est engagée dans un plan de 2 milliards d'euros d'économies supplémentaires.

 

Cette stratégie vise d’abord à satisfaire encore plus les actionnaires comme le prouve le bilan des dernières années :

· De 2003 à 2008, le dividende versé pour chaque action a augmenté de plus de 100%;

· en 2008, plus de 2,8 milliards d’euros ont été reversés sous forme de dividendes aux actionnaires représentant 40% des profits ;

· en 2009, les dividendes versés aux actionnaires devraient croitre d’au moins 10% et dépasser les 3 milliards d’€, selon les prévisions de la direction.

 

Pour eux, peu importe les conséquences sur l’emploi et sur les productions utiles à la société, comme en témoignent :

· La suppression de plus de 3000 postes sur la période 2009-2010, dont 1300 en recherche et développement,

· La fermeture de quatre sites et la vente d’un cinquième,

· L’abandon progressif de la recherche interne et son externalisation, au nom de la rentabilité financière

 

A Romainville, après toute la partie recherche et développement sacrifiée par Aventis en 2004 – et son cortège de suppression de postes non remplacés-, c’est la disparition programmée de l’industrie pharmaceutique qui serait à l’ordre du jour après près d’un siècle de présence.

 

C’est le premier contribuable local qui arrêterait ses activités faisant perdre plusieurs millions d'euros par an de Taxe professionnelle.

C’est encore moins d’emplois sur la ville pour nos jeunes alors qu’entre la partie recherche (Biocitech) et la partie production, les possibilités de création d’emplois et de richesses sont immenses.

 

L'urgence est à la mobilisation des salariés, des élus et de la population pour sauver le site de Romainville et au-delà redynamiser l’ensemble du secteur des bas-pays !

 

Le gouvernement doit s'opposer à la mise en pièce de notre potentiel productif.

 

C'est primordial pour l'activité industrielle en Seine-Saint-Denis, pour l’emploi et les ressources fiscales pour les collectivités !

 

Aucun licenciement !

Aucune suppression d’emploi !

 


 

>PARIS, 9 avr 2010 (AFP) - 19h37
Sanofi-Aventis: manifestation syndicale commune mardi à Anthony

Les salariés du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis sont appelés à manifester mardi à Antony (Hauts-de-Seine) contre les suppressions d'emploi par les trois principaux syndicats du groupe (CGT, CFDT, FO) qui les chiffrent à 4.000 sur les 18 derniers mois. "Nous sommes très inquiets car cela sera difficile pour l'entreprise de tenir l'argument selon lequel il n'y aura pas de licenciements secs", car "il y a peu de possibilité de reclassement", a déclaré vendredi à l'AFP Jean-Francois Chavance (CFDT). "Le groupe veut passer d'une centaine de produits de recherche et développement à 50, après avoir d'abord parlé de 65, avec pour seul objectif de maintenir son niveau de rentabilité, d'adapter son dimensionnement à des engagements financiers", a-t-il déploré. "C'est inacceptable de la part d'un groupe qui a fait le plus gros bénéfice 2009 du CAC 40, 9 milliards d'euros", a dénoncé Philippe Guerin-Petrement (FO). Sanofi-Aventis a annoncé le 31 mars renoncer à la chimie fine sur ses sites Romainville (Seine-Saint-Denis), qui fermera, et Neuville-sur Saône, portant à 4.000 le nombre de suppressions de poste en 18 mois selon les syndicats. Des débrayages ponctuels ont eu lieu sur les deux sites, jeudi et vendredi, à l'appel de la CGT, réunissant selon elle 150 personnes au total. CGT, CFDT et FO sont tombés d'accord pour manifester mardi à Antony où aura lieu un comité central d'entreprise de la branche chimie fine de Sanofi-Aventis. Sanofi-Aventis a de son côté fait valoir qu'il n'y aura pas de licenciement et s'engage à "maintenir le niveau de l'emploi industriel en France pendant quatre ans", avec des aides à la mobilité géographique. Selon les syndicats, 900 postes disparaîtront dans la chimie fine. La direction n'a pas confirmé, mais annoncé 150 millions d'euros d'investissement dans les biotechnologies à Neuville-sur-Saône, après 350 millions depuis 2008. "Il n'y a pas besoin de restructurer pour investir dans les biotech et 150 millions d'euros c'est peu face aux 8 milliards d'euros investis par Sanofi-Aventis dans une trentaine d'acquisitions d'entreprise ou de produits en 2009, partout dans le monde, Inde Chine, Mexique, Brésil, Australie", a commenté Thierry Bodin (CGT). Sanofi-Aventis emploie 27.000 personnes en France sur 40 sites, dont 4.250 dans la chimie fine, sur 8 sites.

 

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