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Ce blog est celui du comité anticapitaliste de Romainville. Son but est d'informer, de contribuer à la réflexion et à l'action pour comprendre la nature du capitalisme pour mieux le combattre. Nous intervennons localement sur Romainville en dénonçant les travers de la Municipalité soit-disante de Gauche.

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Réunion publique pour la défense des retraites le 27 mai à 19 h 30 maison de quartier Cachin

 Mercredi 14 avril 2010 s’est constitué un collectif local d’organisations à Romainville. Toutes générations ensemble, nous sommes toutes et tous concernés. Nous devons faire front, défendre et améliorer notre système de retraite par répartition issu du programme du Conseil National de la Résistance.

Soutenu par l’UL-CGT, la section des retraité-e-s CGT, l’Union syndicale Solidaires, le PCF, le NPA, le PG, ce collectif se fixe comme but, sur la base de l’appel national ATTAC, Copernic, d’informer et mobiliser la population romainvilloise.

 

Rejoignez ce Collectif dès le 27 mai en participant au débat public maison de quartier Cachin à 19h30

 

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant que c’est pour le sauver !

 

Le prétendu déficit de la branche vieillesse de la Sécurité sociale (8,1 milliards d’euros en 2009) augmenterait fortement jusqu’à atteindre 150 milliards d’euros en 2050 !. Cette prédiction digne de Nostradamus ne repose sur aucune base sérieuse. Qui peut dire ce que sera l’emploi, la démographie, l’immigration des salarié-e-s dans  cinquante ans? Il s’agit en fait de masquer la responsabilité du gouvernement et du MEDEF dans les déficits. Que le patronat et le gouvernement arrêtent de licencier, de bloquer les salaires, de supprimer des emplois dans la fonction publique. Le « déficit » c’est aussi le pillage de la Sécurité sociale, les exonérations de cotisations patronales et la stagnation depuis 30 ans de la part patronale des cotisations retraites. 

 

Le bilan des contre-réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique. Toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation des pensions sur les prix et non sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont fait baisser les pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen - niveau de la retraite par rapport au dernier salaire- passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera les générations suivantes.

 

Ne touchez pas aux 60 ans !

 

Mais le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme l’exige le Medef.  Le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public est aussi menacé.

MEDEF et gouvernement  tentent constamment d’opposer les salarié-e-s du secteur privé, du secteur public et des régimes spéciaux. Alors que tous et toutes ont connu la même dégradation (avant 1993, tout le monde cotisait 37,5 annuités) et de niveau de retraite.

 

Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté les retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui subissent des périodes de chômage et de précarité. Les salarié-e-s les plus jeunes subiraient les effets cumulés de ces dégradations et perdraient confiance dans la solidarité.

 

De plus, les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. Cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes.

 

Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire, le gouvernement et le patronat la dénoncent comme un fardeau pour les générations à venir. Ils veulent la division !

 

Ce n’est pas la crise pour tout le monde !

 

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. C’est une chance de vivre plus longtemps, et non pas un handicap !

Mais la crise financière a provoqué une récession et une flambée des déficits publics.

 

Et les États financent leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. C’est là qu’il faut prendre l’argent ! En commençant par annuler le bouclier fiscal de Sarkozy !

 

Mais les spéculateurs refusent cette solution. Ils demandent que les États leur donnent des garanties et exigent une réduction des dépenses publiques.

 

Une alternative existe : faire entendre les exigences citoyennes

 

Il est normal et juste de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de la part des retraités dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire.

Pourtant, le besoin supplémentaire de financement des retraites est réalisable. Il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de la richesse nationale (PIB) jusqu’en 2050. Or comparativement, la chute de la part de la masse salariale depuis les années 1980 est de 8 points. Elle accompagne l’explosion correspondante des dividendes, passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible !  Finissons-en avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est cela le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ.

C’est un choix politique de justice et de solidarité pour la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous n’acceptons pas la paupérisation des futurs retraité-e-s, ni le slogan absurde du « travailler toujours plus » pour gagner moins.

Nous appelons à une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage.

 


 

Une campagne s’organise à Romainville pour informer la population sur l’enjeu de la «réforme» gouvernementale

 

Manifestons nombreux le 27 Mai pour la défense des retraites !

A 19 h 30 participez à la réunion publique organisée par le collectif, maison de quartier Cachin (restauration sur place)

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